Entrepreneurs

Financement et accompagnement

Soutien de l’entreprise, à tous les stades de son existence, le capital investissement peut indifféremment financer le démarrage, la croissance, la transmission ou encore la recapitalisation en cas de difficultés de la PME.

C’est une source alternative de financement à la disposition de l’entreprise confrontée aux contraintes et limites posées par les sources traditionnelles de financement tels les fonds propres, le financement bancaire et l’appel public à l’épargne.

Partenariat durable

Le capital investissement, par ailleurs, n’est pas seulement un moyen de procurer des moyens financiers à l’entreprise mais s’agit également d’un apport de compétences et d’expertises complémentaires ainsi que de modes de gestion et de gouvernance modernes et efficaces. Ce moyen de financement permet de construire un partenariat actif avec l’entrepreneur puisqu’il repose sur la relation de confiance qui lie ce dernier à l’investisseur en capital autour d’un projet commun.

Levier de création de valeur

En prenant participation dans une entreprise, la société de gestion poursuit les mêmes objectifs de développement de la PME. Et pour faire croître sa valeur, l’investisseur lui permet de renforcer l’équipe, de se doter d’outils plus performants ainsi que le déploiement d’autres mesures.

C’est en identifiant et en agissant sur chacune des dimensions humaine, stratégique et financière que le capital investissement contribue à renforcer et à délivrer le potentiel de création de valeur de l’entreprise.

Le capital investissement est une activité financière qui consiste, pour un investisseur professionnel, à prendre des participations, pour une durée déterminée, dans des entreprises non cotées sur le marché boursier.

Il s’agit d’un mode de financement alternatif procurant à l’entreprise :

  • moyens financiers
  • apport stratégique de compétences et d’expertises complémentaires
  • modes de gestion et de gouvernance transparents, modernes et efficaces

levier d’amélioration et transfert de savoir-faire

Apport financier :

  • Renforcement de la structure financière de l’entreprise
  • Augmentation de la capacité d’endettement
  • Mise en place d’une stratégie financière ambitieuse

Apport organisationnel :

  • Partenariat actif auprès du dirigeant
  • Contribution à l’institutionnalisation de l’entreprise
  • Conseil des équipes dirigeantes en matière de gouvernance et de gestion
  • Mise à disposition d’un réseau de contacts
  • Participation aux discussions au sein des organes de direction

Apport stratégique :

  • Enrichissement de la vision de l’entrepreneur par l’apport d’idées nouvelles
  • Partage d’un savoir-faire sectoriel et financier

Renforcement de l’image de l’entreprise

  • Apport financier disponible lorsque les sources de financement traditionnelles sont limitées voire impossibles
  • Capitaux accordés sans garantie
  • Investissement temporaire, de 3 à 7 ans
  • Offre de « service à valeur ajoutée » faite aux sociétés investies (smart capital)
  • Partage des risques et profits entre l’entrepreneur et l’investisseur en capital
  • Effet moteur sur la croissance des entreprises et la création d’emplois
  • Création de valeur pour les actionnaires, les dirigeants et les salariés
  • Promotion de l’entreprenariat

Vecteur de développement essentiel dans le paysage économique

  • Besoin en fonds propres (compléter le financement d’un programme d’investissement, réaliser une croissance externe, sécuriser le financement de l’exploitation (BFR), désendetter la société et autres)
  • Préparation d’une opération stratégique (mise à niveau, développement, gouvernance et autres)
  • Entreprise familiale confrontée à un problème de succession
  • Actionnaires privés souhaitant réaliser leurs actifs par cession totale de l’entreprise
  • Cession d’une filiale non stratégique par un groupe (recentrage sur les métiers de base)

Restructuration d’une société en difficulté (Distressed assets)

Des investisseurs institutionnels mettent en commun des capitaux dans un fonds de capital investissement géré par une société de gestion. Ces capitaux servent à prendre des participations dans une entreprise cible. Cette dernière sera «transformée» dans le but d’accroître sa valeur et de revendre les participations du fonds avec un bénéfice au moment de la sortie. C’est une forme «active» de financement.

Le capital investissement intervient à tous les stades de vie de l’entreprise :

  • Capital amorçage : apport de capital, réseaux et expérience à des projets entrepreneuriaux en phase de R&D
  • Capital risque : financement d’entreprises en phase de création ou de démarrage d’activité
  • Capital développement : financement d’entreprises en croissance et à fort potentiel de développement
  • Capital transmission : financement d’acquisition, transmission ou cession d’entreprises

Capital retournement : financement de rachat d’entreprises en difficulté

Les apporteurs de capitaux

Investisseurs qui détiennent des ressources à long terme. Ils attendent des TRI importants (Taux de Rendement Interne). Ce sont les institutionnels : compagnies d’assurance, caisses de retraites, banques, organismes multilatéraux de développement et autres.

Les entrepreneurs

Créateurs ou développeurs d’entreprises qui cherchent des fonds propres.

Les capital investisseurs

Investissent les capitaux confiés par les apporteurs, ce sont les sociétés de gestion. Leur rôle est indispensable car les investisseurs n’ont ni les moyens ni les compétences pour exercer ce métier. Ces intermédiaires prospectent donc les sociétés cibles et étudient leurs projets.

Les acheteurs

Nouveaux entrants: industriels, managers de l’entreprise, marché financier en cas d’introduction en bourse ou fonds d’investissement.

  • Potentiel de création de valeur
  • Projet de développement
  • Transparence de la gestion
  • Actionnaires sérieux avec une stratégie claire
  • Management compétent, ambitieux et financièrement intéressé
  • Secteur offrant une bonne visibilité et des risques de changement maîtrisés
  • Positionnement de premier rang de la société
  • Récurrence des cash-flows
  • Prix d’acquisition raisonnable
  • Perspective de sortie intéressante

→   Aucun critère de taille prérequis mais les micro-entreprises ont rarement le profil adéquat pour prétendre à ce type de financement

→   Selon les phases de développement des sociétés, les critères de sélection des investisseurs varient :

  • Capital amorçage et risque : innovation et capacité de pénétration de nouveaux marchés
  • Capital développement : leviers de croissance et équipes compétentes
  • Capital transmission : solidité de la structure en place
  • Capital retournement : qualité du management

→   S’informer sur la politique du fonds d’investissement : montants d’investissements accordés, chiffre d’affaires des cibles et zones géographiques d’investissement.

FAQ

Est-ce que le capital risque est un terme signifiant le capital investissement ?

On utilise parfois indifféremment les termes « capital risque » (traduction de l’anglais « venture capital ») et « capital investissement ». Cependant, il semble plus judicieux de distinguer ces deux notions. Pour l’AMIC, l’expression « capital investissement » est utilisée comme terme générique alors que le terme « capital risque » sera réservé au financement des entreprises en création.

Quelle est la différence entre le capital investissement et le financement bancaire ?

Le contenu à dévoiler se place ici, changez ce texte par le votre

Comment présenter son projet ?

Formalisation du projet dans un document écrit ou business plan consistant en une projection et un plan de développement sur une période de 3 à 5 ans.

Objectif du business plan : relever les paramètres susceptibles d’influer sur la valeur de l’investissement.

Principaux éléments du business plan :

  • Résumé du projet
  • Offre de produits et services
  • Analyse du marché : clients, fournisseurs, concurrents et autres
  • Stratégie marketing, commerciale et de développement
  • Identification des forces, faiblesses, opportunités et menaces relatives à une entreprise
  • Moyens et organisation : équipe de direction, gouvernance et autres
  • Aspects juridiques : montage juridique, répartition du capital et attribution des pouvoirs
  • Prévisions financières : besoins en financement, compte de résultat, plan de financement et bilan prévisionnel

Annexes : documentation commerciale, étude de marché, contrats importants, accords-cadres, statuts de la société et tout autre document utile.

Que sont les étapes de négociation avec l’investisseur en capital ?
  • Première rencontre : présentation succincte du projet sur base des états financiers, de l’historique, des réalisations passées de l’entreprise et du business plan
  • Deuxième rencontre : discussion du business plan
  • Elaboration d’une proposition de financement par le gestionnaire du fonds et soumission de celle-ci à l’entrepreneur
  • Après accord de l’entrepreneur sur la proposition, soumission de celle-ci au comité d’investissement du fonds
  • Réalisation de due diligences pour vérification et confirmation des informations préalablement communiquées par l’entrepreneur
  • Négociation sur les éléments d’encadrement de l’investissement
  • Formalisation juridique via différents documents : engagement de confidentialité, lettre d’intention, protocole d’investissement, convention de garantie actif passif et pacte d’actionnaire.

Que signifient les Due diligences ?

Les travaux de due diligences représentent un audit préalable à l’acquisition de parts par l’investisseur dans l’entreprise investie. Pour assurer la transparence de l’opération d’investissement et identifier les risques de l’entreprise cible, les due diligences reposent essentiellement sur :

  • un audit comptable
  • un audit financier
  • un audit environnemental

Cette étape est cruciale dans le processus d’investissement. Elle intervient lorsque les principales caractéristiques de l’opération sont arrêtées par l’entrepreneur et le partenaire financier à savoir juste avant la conclusion de l’opération ou closing.

Pour le partenaire financier, les due diligences vont participer à une meilleure connaissance de l’entreprise investie avec ses forces, faiblesses et enjeux. Pour l’actionnaire entrepreneur, ces travaux apporteront un avis extérieur sur la situation de l’entreprise, ses pratiques et les améliorations envisageables. Les due diligences participent donc à la construction d’une relation de partenariat efficace fondée sur la transparence et la confiance entre les parties prenantes.

Il arrive que les due diligences relèvent des écarts et des risques significatifs concernant l’entreprise investie. Cela peut alors entraîner le report voire l’annulation de l’opération d’investissement.

Quels sont les documents essentiels à la réalisation de l’investissement ?

Cinq documents principaux traduisent les différents aspects de votre relation avec l’investisseur :

  • L’engagement de confidentialité: Dans le cadre des premières discussions avec l’investisseur, vous êtes amené à communiquer des informations stratégiques sur votre entreprise. Il convient donc de préparer un engagement de confidentialité qui sera signé par l’investisseur. Il n’est cependant pas souhaitable de complexifier cet engagement et de risquer ainsi d’instaurer un climat de méfiance entre parties. La durée de cet engagement est généralement comprise entre six mois et deux ans. Cependant, lorsque les parties se mettent définitivement d’accord et signent les autres documents contractuels, ces derniers régissent alors la confidentialité entre eux. Il faut cependant noter que l’engagement initial reste néanmoins applicable aux autres investisseurs sollicités par l’entreprise dans le cadre du financement de son projet d’investissement.
  • La lettre d’intention: Premier document dans lequel l’investisseur va poser les grands principes de l’opération envisagée. La forme lettre d’intention, préparée par l’investisseur et signée par l’entrepreneur, peut varier et lier plus ou moins fortement les parties. Elle contient notamment la valorisation de l’entreprise et la méthode appliquée, les grands principes du futur pacte d’actionnaires, la proportion des participations et les modalités du montage financier. A ce stade, les discussions avec les autres fonds prennent fin et l’exclusivité est accordée à un seul investisseur. Ce dernier va alors entamer les due diligences à savoir des vérifications sur votre société, son secteur, ses marchés, son business plan et son équipe dirigeante.
  • Le protocole d’investissement: Ensemble des termes et conditions de l’investissement et, notamment, les montants, les modalités de paiement, le pourcentage de cession, les clauses éventuelles de non concurrence et les objectifs poursuivis par les parties ainsi que les engagements pris de part et d’autre pour la réalisation de l’investissement.
  • La convention de garantie d’actif et de passif: La participation d’un investisseur dans le capital d’une entreprise suppose l’achat d’une part du patrimoine de celle-ci composé d’actifs mais aussi du passif et, notamment, des dettes. En amont de sa prise de participation, l’investisseur étudie la situation comptable complétée par les due diligences, travaux de vérifications réalisés par des auditeurs externes à la société afin d’obtenir une meilleure évaluation des risques inhérents à l’activité de l’entreprise ou à ses méthodes de comptabilisation. Résultat de négociations basées sur les attentes respectives de l’entrepreneur et de l’investisseur, la convention de garantie d’actif et/ou de passif a pour objectif de protéger l’investisseur contre les risques antérieurs à sa date d’entrée dans le capital.
  • Le pacte d’actionnaire: Document contractuel à caractère confidentiel qui a pour vocation d’une part, d’organiser les relations entre actionnaires et dirigeants mais aussi entre investisseurs tout au long de l’investissement et d’autre part, d’anticiper les différentes situations susceptibles d’émerger durant cette période.

Trois types d’éléments y sont consignés :

  • les informations à fournir à l’investisseur
  • le mode d’organisation et le fonctionnement de la société
  • les modalités de sortie envisagées
Comment l’investisseur détermine-t-il la valorisation d’une entreprise ?

La valorisation de votre entreprise à l’entrée de l’investisseur est un point crucial à négocier.

Concrètement, vous aurez préalablement évalué votre entreprise et votre futur partenaire va réaliser lui-même sa propre évaluation. Mais comment procède-t-il ?

L’évaluation d’entreprise n’est pas une science exacte! Les méthodes de valorisation sont nombreuses, souvent pondérées les unes par rapport aux autres, et elles évoluent avec les modes et phénomènes économiques.

La valorisation retenue pour évaluer les titres de l’entreprise acquis par l’investisseur résultera d’un compromis entre votre valorisation et celle de l’investisseur. Si les investisseurs utilisent diverses méthodes -les multiples, l’actualisation des flux de trésorerie, l’évaluation des actifs ou encore la méthode du taux de rentabilité interne- le prix des titres, in fine, tiendra compte de paramètres objectifs propres au projet (actionnaire majoritaire ou minoritaire, droits préférentiels des actionnaires et autres) mais aussi de paramètres subjectifs (valeur du savoir-faire de l’entreprise, barrières à l’entrée, croissance du marché, part de marché de la société et autres).

Ce prix sera fixé à l’issue de négociations souvent délicates et susceptibles d’engendrer les premières divergences entre les parties. Echanger de manière transparente et constructive, en gardant à l’esprit que le Capital Investissement est un partenariat dans lequel les intérêts des parties concordent, s’impose comme une nécessité.

Mécanismes d’ajustement de prix

Lors de négociations, il peut arriver que la valorisation proposée par l’investisseur soit trop éloignée de celle qui découle de votre business plan. Dans ce cas précis, une collaboration peut malgré tout être envisagée mais sous certaines conditions. L’investisseur peut alors vous proposer des mécanismes d’ajustement du prix de son entrée dans le capital de votre société qui lui permettront de corriger ultérieurement sa position dans le capital dans le but de réduire le risque lié à une surévaluation des parts de votre entreprise.

Il existe une multitude de clauses d’ajustement que ce soit au profit de l’investisseur ou du vendeur. On rencontre également des clauses de répartition du prix entre les actionnaires à la sortie de l’investissement.

Une des clauses les plus fréquente en faveur de l’investisseur est la clause de ratchet qui subordonne l’attribution de parts de capital supplémentaires à celui-ci en cas de non-respect de certains objectifs préalablement fixés de manière commune par vous et l’investisseur.

Concernant l’ajustement du prix payé au vendeur, la clause la plus commune est celle d’earn-out qui attribue à celui-ci un complément de prix lorsque certains seuils de performance fixés au préalable sont atteints par l’entreprise.

Quelles sont les implications de l’entrée d’un investisseur dans le capital de la société pour les actionnaires historiques ?

La composition de l’actionnariat de votre entreprise lors de l’entrée de l’investisseur est un paramètre important à considérer lors de la négociation. En effet, la proposition d’investissement ne sera pas la même si vous êtes seul actionnaire ou si votre actionnariat est composé de proches, d’employés, de business angels ou encore d’autres fonds d’investissement.

L’entrée d’un nouvel investisseur dans le capital d’une société provoque forcément des changements pour les anciens actionnaires. Il n’est pas rare que les actionnaires déjà en place profitent de l’entrée d’un fonds pour revendre leurs participations aux conditions de rachat fixées lors de l’opération. Parfois, une telle sortie est une condition de réalisation de l’opération car le nouvel investisseur souhaite limiter le nombre d’actionnaires et, par conséquent, les risques de divergences lors des prises de décisions.

Concernant l’ajustement du prix payé au vendeur, la clause la plus commune est celle d’earn-out qui attribue à celui-ci un complément de prix lorsque certains seuils de performance fixés au préalable sont atteints par l’entreprise.

Dans le cas où les anciens actionnaires restent dans la société, il vous sera nécessaire de définir leur rôle et leur nouvelle place dans la structure. Pensez à inclure leurs prérogatives dans le pacte d’actionnaire. Celles-ci peuvent aller d’une simple communication classique d’informations jusqu’à une participation au conseil d’administration et aux différents comités de la société.

Ces actionnaires doivent garder à l’esprit qu’ils ne peuvent pas nuire à l’intérêt de l’entreprise pour privilégier leurs intérêts propres. Ainsi, s’ils peuvent refuser de participer aux augmentations de capital nécessaires au développement de la société, ils ne peuvent les bloquer et doivent accepter de subir une dilution de leurs participations en cas de divergences.

Sous quelles formes peuvent être alloués les fonds ?

Le fonds de Capital Investissement peut mettre les moyens financiers à disposition de l’entreprise de différentes manières en fonction des besoins de celle-ci.

Deux niveaux d’allocation sont possibles :

  • soit des fonds propres
  • soit des quasi-fonds propres qui peuvent être :
  • des apports en comptes courants
  • des obligations convertibles en actions
  • des prêts participatifs
Quelles sont les modalités de gouvernance ?

La gouvernance fait partie des négociations préliminaires.

Quelle sera la forme sociale de votre société ? Doit-elle être modifiée ? Quels seront les pouvoirs, obligations et responsabilités des investisseurs dans la société ?

Les documents juridiques de l’opération apporteront les réponses à ces questions.

La majorité des investisseurs privilégie les sociétés par actions (SA ou SAS) mais il est également

possible de conserver la forme de SARL.

Le choix de la forme sociale donnera un cadre structurel à l’entreprise et permettra de délimiter les pouvoirs et responsabilités de chacun. À cet égard, plusieurs paramètres entrent en jeu. En effet, l’implication de l’investisseur dans l’entreprise sera différente si son investissement est minoritaire ou majoritaire. En règle générale, plus le pourcentage de détention par le fonds est important, plus les pouvoirs et responsabilités de l’investisseur sont étendus.

Il est courant que l’investisseur soit présent dans de nombreux comités, en plus du conseil d’administration, afin de vous appuyer notamment dans des domaines qu’il maîtrise (comité d’audit, comité de développement, comité de ressources humaines et autres).

La crainte de l’entrepreneur de perdre le contrôle de sa société est-elle justifiée ?

Même en cas de participation majoritaire, votre partenaire ne s’immiscera pas dans la gestion quotidienne de votre société. Ce n’est en effet pas son rôle et vous conserverez ces prérogatives.

Par contre, lors de la négociation, vous devrez décider avec votre partenaire d’une liste de décisions «stratégiques» qui nécessiteront soit un avis, soit un accord de celui-ci. Cette liste se compose généralement des opérations dites «non courantes» tels un nouvel investissement, une cession d’actifs importante ou le recrutement d’un cadre de haut niveau.

En règle générale, l’investisseur en capital œuvre pour le soutien des équipes dirigeantes. Dans la majorité des cas, les dirigeants en place sont maintenus dans leurs fonctions. Parfois, des compétences additionnelles et complémentaires et s’avèrent nécessaire. La recherche de ces dernières se fait généralement en concertation avec le dirigeant.

Comment se construit la relation de confiance avec votre partenaire ?

Le Capital Investissement est un réel partenariat et non une simple prise participation de l’investisseur dans le capital de votre société. Un partenariat fructueux va de paire avec une solide relation de confiance. Les bases de cette dernière se construisent dès la première rencontre avec l’équipe du fonds et se développe pendant la phase de négociation au cours de laquelle entrepreneur et investisseur apprennent à se connaître. Cependant, la confiance doit être entretenue au cours de toute l’opération de Capital Investissement.

Comment faire ?

Premièrement, la relation de confiance repose sur un droit à l’information dont dispose légalement tout actionnaire de la société. Il comporte, a minima, la communication des informations financières de la société tel que les comptes annuels mais est, en général, beaucoup plus étendu dans le cadre d’un investissement en capital. Les informations contenues dans le reporting que vous ferez à votre partenaire ainsi que la fréquence de celui-ci doivent être négociés dans le pacte d’actionnaire.

Si le respect de ces obligations d’information s’avère indispensable à l’entretien de la relation de confiance, ce n’est cependant pas suffisant. En effet, votre partenaire est aussi un acteur de la société, il participe aux réflexions stratégiques, aux recrutements, à la recherche de fournisseurs ou de clients ainsi que de financements et doit, à ce titre, être à même de connaître parfaitement votre entreprise. Dans cette optique, les échanges informels entre parties sont des outils indispensables.

Essayez de choisir un partenaire disposé à vous consacrer régulièrement du temps, à vous

écouter et vous conseiller.

Enfin, n’hésitez pas à échanger même en cas de mauvaises passes pour l’entreprise. Votre partenaire pourra vous aider à réagir ainsi qu’à trouver des solutions en apportant un point de vue différent du vôtre. De plus, la rétention d’informations négatives risquerait d’entacher irrémédiablement la relation de confiance. Votre investisseur pourrait, par exemple, être beaucoup plus réticent à s’impliquer à nouveau et à injecter de nouveaux capitaux si cela s’avérait nécessaire.

Comment préparer la sortie de l’investisseur ?

La discussion sur les modalités et conditions de sortie commence dès les premiers contacts engagés avec l’investisseur. Les intérêts, parfois divergents entre parties, rendent ce débat préliminaire indispensable de façon à trouver un juste équilibre entre, d’une part les exigences de rentabilité de votre investisseur et, d’autre part la prise en considération de vos objectifs stratégiques.

L’anticipation des conditions de sortie amène l’investisseur et l’entrepreneur à arrêter les éléments suivants :

  • le calendrier
  • les modalités précises
  • la recherche d’acquéreurs

Dans le pacte d’actionnaire, les conditions de sortie font l’objet d’une « clause de sortie » qui encadre ce moment précis de la phase de collaboration avec l’investisseur à travers, notamment, la hiérarchisation des possibilités de sorties.

Le calendrier de sortie

L’élaboration d’un calendrier en concertation avec l’investisseur permet de formaliser, dans le pacte d’actionnaire, la date à partir de laquelle seront engagés les efforts de sortie qui porteront sur la valorisation de l’entreprise, les modalités de sortie et la recherche d’acquéreurs potentiels.

Les modalités de sortie

Les options de sorties discutées en amont de la signature du pacte d’actionnaire sont au nombre de quatre :

  • introduction en bourse
  • cession de la totalité du capital de l’entreprise à un tiers
  • cession de la participation du partenaire financier à un autre investisseur financier
  • rachat par l’entrepreneur de la participation de son partenaire financier

La recherche d’acquéreurs

Cette étape se traduit dans le pacte d’actionnaire par une clause de «meilleurs efforts» qui spécifie la date fixée pour initier le processus de sortie. A ce terme, les concertations avec l’investisseur se multiplient pour évaluer si les critères de sortie définis en amont sont atteints.

Quelles sont les différentes possibilités de sortie ?

Introduction en bourse

Ce mode de sortie est souvent considéré comme la voie royale pour différentes raisons :

  • assurance de la liquidité des titres pour les actionnaires
  • renforcement des fonds propres de l’entreprise dans le cadre d’une opération d’augmentation de capital associée à l’introduction
  • ouverture du capital de l’entreprise aux salariés
  • reconnaissance publique de la qualité de gestion et du potentiel de croissance de l’entreprise

Cession de la totalité du capital de l’entreprise

La cession de la totalité du capital répond à un souhait de maximiser la valeur des participations de l’entrepreneur et du partenaire financier. Cette opération se réalise soit avec un industriel soit avec un autre investisseur financier. Ce type de sortie implique la participation des dirigeants de l’entreprise et, parfois, le recours à des compétences externes pour assurer le conseil et la gestion de l’entreprise par le nouvel acquéreur.

 

Cession de la participation du partenaire financier à un autre investisseur financier

Cette option permet à l’entrepreneur de maintenir sa part dans le capital tout en reconduisant son expérience du Capital Investissement avec un autre partenaire financier.

Rachat par l’entrepreneur de la participation de son partenaire financier

Le rachat de la participation du partenaire offre à l’entrepreneur la possibilité de renforcer sa participation dans le capital de l’entreprise. D’autres investisseurs peuvent participer à cette opération de rachat en s’appuyant sur des montages juridiques et financiers permettant de recourir à l’endettement.

Y-a-t-il des entreprises financées par le capital investissement introduites en Bourse ?
Comment contacter un investisseur en capital ?

Au Maroc, l’Association Marocaine des Investisseurs en Capital (AMIC) est l’interlocuteur de référence en matière de capital investissement.

Nous éditons un annuaire avec les coordonnées des sociétés de gestion ainsi que des informations sur les fonds gérés par celles-ci. Cet ouvrage vous permettra de sélectionner les investisseurs en capital susceptibles de devenir vos partenaires.

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